FeminisTech #11
Temps de lecture estimé : environ 16 minutesDe l’importance des rencontres physiques
À la mi-août (😺), je suis allée au camp CHATONS qui s’est tenu cette année dans une auberge de jeunesse près de Troyes, on pouvait camper ou dormir en dortoir et une personne spécialement engagée pour ça nous a mitonné des bons plats vegan tout au long du séjour. On a pris des notes partagées à tous les ateliers, constitué un groupe «soin» et fait au mieux afin que toustes les personnes souhaitant venir se sentent à l’aise et incluses1.
Pour un camp constitué globalement de personnes ayant lien avec l’informatique et le logiciel libre, il y avait une étonnante proportion de femmes. Je dis étonnante, car femmes et logiciels libres ne font pas vraiment bon ménage même si ça s’arrange un peu ces dernières années (je serais ceci dit preneuse de stats récentes). Là on était environ un quart de femmes, cis et trans, ce qui fait que globalement, on se sentait bien, à notre place. Et comme en plus les mecs (cis) étaient globalement (il y a toujours des connards exceptions) avertis, la prise de parole s’est effectuée sans trop de soucis (i.e. sans mec cis qui monopolise la parole pendant des plombes, avec une répartition genrée correcte et sans remarques ou attitudes sexistes - en tout cas dans les ateliers auxquels j’ai participé). L’expérience et les outils de prise de parole ont évidemment aidé : rappel des règles et des gestes en début de camp, on lève la main pour parler, etc. Et les règles concernant l’accessibilité (ici, principalement pour des personnes mal entendantes) ont également contribué à que tout se passe bien : on ne parle pas trop vite, on articule, on parle uniquement avec le micro (quand l’activité était sonorisée) etc.
Il n’y avait pas de grand·es chef·fes non plus (à part en cuisine 🤪) : un groupe de personnes (dont je faisais partie cette année) a assuré l’organisation en amont (trouver le lieu, définir les coûts, gérer les inscriptions etc.), une personne a été invitée spécifiquement pour aider l’orga des ateliers sur place, les gens mettaient leurs propositions d’ateliers sur des post-it et on essayait de les répartir au mieux, avec finalisation lors des assemblées générales en début de chaque après-midi et possibilité d’«ateliers pirates» pour celleux qui se décidaient en dehors des clous (parce que forcément, c’est plus fun). Globalement, les décisions étaient prises en assemblée générale avec réunions du groupe d’orga en amont pour aider à fluidifier le tout et préparer les différentes annonces. Ce groupe d’orga change chaque année et est composé de volontaires. Et pas mal de choses ont été organisées directement par les participant·es en mode auto-orga, une fois sur place !
Différents groupes se sont croisés à cette occasion : en plus des membres des CHATONS il y avait également des membres du collectif interhack, de Yunohost et de la Fédération FDN, ce qui a permis pas mal d’échanges. On a entre autres discuté du projet SM2TP, ce qui a permis de le relancer avec de nouvelles énergies. Et de la base de données des FAI participatifs dont le code pourrait servir à cartographier également les CHATONS.
Mais surtout, on s’est retrouvé·es physiquement, on a partagé des moments informels autour d’une bière ou d’une infusion citron-gingembre, sur l’herbe sous les bananiers ou sous les tilleuls et ça, ce sont des moments précieux qu’on a malheureusement pas mal perdus avec le Covid. On n’en prend conscience que lorsqu’on participe IRL2 comme on dit (mais pas AFK3, certain·es geek ont même tiré de quoi alimenter leurs ordis jusqu’à leurs nattes sur l’herbe 😂) : ça redonne beaucoup d’énergie et d’envie de faire plein de trucs et quand on est bénévole, c’est ce qui fait tenir sur la durée !
Être ou ne pas être un·e bon·ne allié·e
Lors de plusieurs ateliers auxquels j’ai pu participer au camp CHATONS, il a été question de comment être plus intersectionnel·les au niveau du collectif, en particulier concernant les personnes racisées, dont l’absence se ressentait lors de ce camp (et plus généralement au sein de la population de geeks libristes). Ce n’est pas de ce point dont je vais parler ici car en tant que personne blanche je ne suis clairement pas la plus légitime pour ouvrir ma gueule sur ce sujet. Mais ce qui suit est probablement adaptable.
À un moment, alors qu’on évoquait les actions que l’on entreprenait envers des causes qui ne nous concernaient pas directement, un mec blanc cis (mais très sympa par ailleurs) a parlé de réunions entre mecs pour parler de féminisme et réfléchir à comment «aider la cause» (féministe).
J’avais, suite à mes propres réflexions et lectures4, mon opinion sur la question : ce n’est pas auprès des groupes de femmes (encore moins en adoptant la posture du «chevalier blanc» qui aide les pauvres meufs à se défendre tout en leur mecspliquant la vie 🤦♀️) que ces hommes peuvent être le plus utiles. Mais auprès des autres mecs, les pénibles, leurs «frères». À eux de se mettre en première ligne, de répondre aux arguments masculinistes pour que les femmes aient moins à le faire - alléger la charge mentale des femmes est toujours une bonne chose. À eux de s’informer sur le féminisme (oui, on a autre chose à faire que de leur mâcher le travail), de lire des ouvrages féministes (écrits par des non mecs cis5, par pitié ! mais pas par des terfs non plus, et pas par des personnes véhiculant des points de vue essentialisants).
Mais attention, ce n’est pas parce qu’on a lu quelques trucs qu’on est devenu un·e expert·e, il est hors de question d’aller mecspliquer le féminisme aux féministes ! C’est aux mecs qu’il faut l’expliquer, avec ses propres mots, même imparfaits. Personne n’est parfait·e. La parfaite féministe n’existe pas6. Et attention également à ce que les conversations entre mecs ne tournent pas au final au renforcement de leurs privilèges.
Exemples pratiques :
- Quelqu’un organise une table ronde avec 0 ou 1 meuf pour 2 ou 3 mecs ? Protestez. Demandez (a minima) la parité. Proposez des noms de femmes (si si, il y en a. Et bien plus que vous ne l’imaginez. Ne tournez pas toujours sur les quelques meufs omniprésentes et «politiquement correctes» - souriantes, «pas chiantes», pas trop politiques7, quoi). Même et surtout si le sujet de la table ronde est «technique» (encore actuellement, la plupart des tables rondes où il y a une majorité de meufs, c’est pour parler de féminisme ou de sujets associés aux femmes. Il faut que cela change). Si vous êtes invité, refusez de participer à la table ronde s’il n’y a pas la parité.
- Idem pour les podcasts, émissions de radio… Marre des mecs qui s’écoutent parler8 et restent dans leur entre-soi masculin (sérieux, y’a qu’un mec pour oser plaquer le problème à N corps (avec N=3 😂) sur l’analyse de la crise du capitalisme. La vie n’est pas un bouquin de SF).
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Une prise de parole dans une réunion, un événement ? Passez le micro prioritairement aux meufs. Ne vous inquiétez pas, les mecs s’arrangeront toujours pour parler largement leur quota.
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Une meuf émet un avis ? Écoutez-le, ne faites pas comme si elle n’avait rien dit. Et si un mec reprend 5mn plus tard le propos comme s’il venait de lui, signalez-le.
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Au quotidien, amusez-vous à compter les temps de parole mecs vs meufs. Quels avis sont repris et quels avis sont ignorés (ou réappropriés). C’est souvent édifiant.
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Et bien sûr, la base : quelqu’un émet un propos sexiste ? Ne rigolez pas avec les autres. Ne vous taisez pas. Mettez en évidence le problème. Affirmez que c’est inacceptable.
Il s’agit de changer la norme. Ce sera douloureux, difficile, mais plus il y aura de personnes à le faire et plus ça changera vite. Libre à vous de choisir de ne pas le faire. Mais en ce cas, ne dites pas que vous êtes féministe ou allié·e/complice des féministes.
Ce qui est vraiment dangereux, c’est de se confronter à ses pairs, de risquer sa propre place, pas d’aller dans le sens du vent ou de se proclamer allié·e tout en se cachant derrière ses privilèges dès qu’il y a un véritable enjeu. Ça devrait plaire aux chevaliers blancs.
C’est aussi ce que je tente de faire, à mon petit niveau : cela ne fait que quelques années que je m’intéresse au féminisme (je ne remercierai jamais assez les pénibles qui se sont insurgé·es contre l’écriture inclusive de m’avoir fait comprendre l’enjeu politique associé), je ne vais pas aller expliquer la vie aux féministes. Je vais aller parler aux personnes non dégrossies sur la question du féminisme, et tout particulièrement aux personnes de mon milieu de militantisme9 : les libristes. Quitte à passer pour une chieuse qui l’ouvre un peu trop (de toute manière, une meuf, ça l’ouvre toujours trop).
À ce propos : où sont les meufs ?
Lordon, Chapoutot, Godin, Durand… Les égéries «intellectuelles» «expertes» de la gauche™ sont toutes masculines - et blanches. Citez-moi UNE meuf (chalenge ++ : une meuf non blanche) qui dépasse de cette belle harmonie de mecs cis (blancs)10. On me trouvera peut-être une ou deux journalistes qui ont publié récemment des bouquins. Mais leur popularité est loin d’atteindre celle des mecs sus-cités et on ne leur attribuera pas le même niveau d’«expertise», la même «aura intellectuelle». Est-ce que c’est parce qu’il n’existe pas de meufs capables de faire la même chose ? Ou est-ce que c’est parce qu’elles n’ont pas bénéficié des mêmes soutiens, de la même «camaraderie» que les mecs (vive la «fraternité», n’est-ce pas). Ou de la même disponibilité au quotidien (qui s’occupe des gosses, de la bouffe, du linge et de la vaisselle des «égéries» ?). On me dira, il faut arrêter avec les rockstars. Certes. Mais autant dire en finir avec le patriarcat. En attendant, il n’y a que des mecs cis blancs à tenir le haut du pavé des idées à gauche et ça, ça me perturbe fortement.
Si si, des matriarcats ont bien existé dans l’histoire
Et on en découvrira probablement de plus en plus à mesure que les disciplines (histoire, anthropologie, ethnologie…) accueilleront plus de femmes, ce n’est qu’un début.
Ainsi, on se rend compte à présent qu’à l’âge du fer, ce sont les femmes qui dirigeaient plusieurs sociétés en Grande-Bretagne
Admettre que les femmes occupaient une place importante dans les sociétés de l’âge du fer n’a désormais rien de révolutionnaire. Les recherches archéologiques contemporaines ont démontré que certaines communautés celtes d’Europe occidentale fonctionnaient avec une organisation caractérisée de matriarcale, matrilocale et matrilinéaire. En plus d’être au pouvoir, les citoyennes faisaient venir leurs maris chez elles pour assurer la filiation.
Sur le sujet du matriarcat, vous trouverez pas mal de ressources sur le blog de Mania Emma. Les pages Wikipédia restent malheureusement à ce jour encore bien trop biaisées (vu que la plupart des sources restent masculines).
Sur un autre registre, on découvre à présent que les intendantes romaines n’étaient pas de simples gouvernantes chargées des tâches domestiques
les vilicae de la Rome antique jouaient en réalité un rôle central dans la gestion des exploitations agricoles. Une nouvelle étude montre qu’elles supervisaient notamment la production de vin et d’huile d’olive, au cœur de l’économie romaine.
Les historiens modernes ont pourtant généralement considéré qu’elles n’étaient seulement chargées que des tâches domestiques, et des repas du foyer, restant à l’écart des activités productives de l’exploitation.
Et en ce qui concerne la biologie, si vous n’avez pas encore lu La finale Ovule VS Spermato, je vous la conseille vivement. Non seulement c’est à mourir de rire, mais en plus ça illustre parfaitement comment «la science» et ses prophètes ne sont pas si neutres que ça et qu’il faut parfois attendre de longues années avant que des discours pourtant complètement foireux passent enfin à la trappe (en ce qui concerne le sujet de la BD, c’est encore loin d’être gagné).
À chaque fois que vous ouvrez un livre (d’histoire, de biologie, de sociologie, d’économie, etc., etc.), il faut garder à l’esprit que le récit a été écrite par et pour les vainqueurs/dominants. Et en patriarcat, les vainqueurs/dominants, ce sont les mecs. Cela ne fait que quelques décennies que la situation évolue, faisons en sorte que cela continue.
Mon petit doigt me dit qu’au vu de la situation politique mondiale actuelle, il va falloir redoubler d’ardeur.
La misogynie à l’intersection des mouvements extrémistes
Une étude récente de l’Université de Melbourne semble s’étonner que Les opinions misogynes constituent le principal signal d’alerte (red flag) en matière d’extrémisme violent (article en anglais ; traductions approximatives ci-dessous) :
L’équipe du Dr Meger s’est penchée sur six mouvements extrémistes : les « incels », l’extrême droite, la suprématie blanche, l’extrême gauche, l’antiféminisme et l’extrémisme religieux.
La misogynie s’est révélée être l’idéologie-clef commune à tous ces mouvements.
« C’est une découverte extraordinaire »
La belle blague.
Faut-il être féministe pour que ce type de résultat apparaisse comme une évidence ?
La situation empire à mesure que les médias sociaux11 (Facebook, Instagram, Tiktok, YouTube…) influencent les nouvelles générations. Ces médias fonctionnent à la radicalisation car c’est ce qui suscite l’«engagement» (aka, rester sur le média, aka générer des revenus pour les techbros qui vivent de la pub et de la revente de nos données). « Le mode de radicalisation est exactement le même que lorsqu’on radicalisait des gens pour les faire partir en Syrie » alerte une sénatrice suite à la publication d’un rapport de près de 300 pages intitulé « Mascus : la nouvelle offensive contre les femmes ». Or ce sont ces mêmes personnes, ces mêmes mecs, qui seront aux manettes dans quelques années.
Les machines reproduisent les biais de leurs concepteurs
Suite à une vidéo postée par l’humoriste Alicia C’est Tout, des journalistes se sont amusé·es à tester à leur tour la phrase « Je suis seule avec… » auprès de différents robots (voir aussi l’article de Next derrière paywall). Et il s’avère que le résultat présente de sérieux biais racistes, quel étonnement.
On remarquera (mais cela paraît moins évident car cela correspond plus à nos biais à nous - ou en tout cas à ceux des journalistes) que ces réponses sont également terriblement sexistes - et hétéronormées.
Et ces biais peuvent s’avérer mortels en médecine : on apprend ainsi sans grande surprise qu’à symptômes égaux, l’IA envoie les hommes aux urgences, pas les femmes
Face aux mêmes maux, plusieurs grands modèles d’intelligence artificielle recommandent beaucoup plus souvent les urgences aux jeunes hommes qu’aux jeunes femmes.
Bref : ces machines ne sont pas neutres et ont tendance au contraire à exacerber les biais déjà présents dans la société et ça n’a rien d’anodin, cela peut même coûter des vies. D’autant que couplées aux médias sociaux, les SRAS (Systèmes Résultant d’Apprentissage Stochastique) constituent une arme redoutable aux mains des masculinistes techbros fachos comme Musk - et c’est l’une des nombreuses raisons (outre leur impact catastrophique sur l’environnement) pour lesquelles il faut les boycotter. L’«IA» est avant tout un projet, porté par une idéologie fort problématique.
Refuser la novlangue, pour mieux lutter contre l’IA et son monde
On ne le répétera jamais assez, le langage est un outil - et une arme - extrêmement puissant·e - l’énergie dépensée pour lutter contre l’«écriture inclusive» vient à chaque fois le démontrer. On rappelle qu’en France, ça a commencé avec Richelieu et son Académie Française dont l’un des premiers faits d’armes a été la masculinisation forcée de la langue. On voit ce que ça a pu faciliter les siècles suivants, on en sort à peine à présent.
Cet article d’Emily M. Bender et Nanna Inie est à lire si vous comprenez l’anglais, l’idée est de désanthropomorphiser les discours portant sur les machines, spécifiquement ici les machines relatives à l’«intelligence artificielle» ; ce dernier terme ne devrait par ailleurs être utilisé que pour parler de l’idéologie ou du projet associé·es à l’«IA».
Ça peut être un bon passe-temps, intellectuellement stimulant et qui plus est amusant, que de chercher des alternatives aux formulations utilisées dans les différents médias ou par les personnes avec qui on échange.
Have fun 😇
Ceci sera la dernière Newsletter FeminisTech que vous recevrez.
Pas parce que je compte arrêter les FeminisTech, j’aime plutôt bien ce format, ça me permet de m’exprimer quand j’en ai envie, mais parce que les envois mail me stressent. Je n’aime pas conserver des adresses mail sur mon serveur, je n’aime pas envoyer les billets que j’écris par mail, le mail, c’est trop définitif, s’il y a une coquille ou une connerie, c’est pas rattrapable. C’est la raison pour laquelle je n’ai mis que le lien renvoyant vers l’article avec quelques mots d’explication dans ce dernier envoi.
Et puis, je ne parviens pas à comprendre l’intérêt des Newsletter. J’ai l’impression que c’est surtout pour récolter des emails ou mesurer des audiences en vue d’une monétisation, or ce sont des choses que je ne désire pas.
Alors si vous souhaitez continuer à suivre ce que j’écris et si ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous au flux RSS de ce blog, les flux RSS c’est la vie <3
Pour cela, le mieux est d’utiliser un lecteur de flux RSS, personnellement j’utilise Liferea (qui devrait fonctionner aussi sous Windows ou MacOS12) ; on me signale aussi Vienna RSS pour MacOS, Feeder sous Android… le choix est vaste et c’est même faisable via Thunderbird13 !
À présent, il ne me reste plus qu’à supprimer les adresses mail de la base de données 😎 .
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Il y a toujours des personnes pour qui c’est plus difficile, voire beaucoup plus difficile, de se déplacer physiquement et/ou de participer à ce type d’événement. Certaines ne se sont probablement pas manifestées pour ces raisons-là. Mais toutes celles qui se sont manifestées ont été écoutées et tout a été fait pour faciliter leur venue. En ce qui concerne les problèmes de sous, on a constitué une cagnotte pour les personnes qui ne pouvaient pas payer (on s’est merdé·es sur le prix libre cette année). ↩︎
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In Real Life (dans la vraie vie, en présentiel) ↩︎
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Away From Keyboard (loin des claviers, sans ordi) ↩︎
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En particulier Les hommes et le féminisme : faux amis, poseurs ou alliés ? de Francis Dupuis-Déri ↩︎
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Comme exception à la règle, éventuellement Dupuis-Déri. ↩︎
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En ce qui concerne le risque de dérives liées au concept d’allié·e, cette brochure est très bien. ↩︎
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La technique est un sujet politique. Le libre est politique. ↩︎
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Je n’ai pas pu terminer d’écouter ce podcast tellement ça m’a énervée. ↩︎
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Celleux qui protesteront que le Libre n’est pas politique et n’a rien à voir avec le militantisme n’ont rien compris à ce qu’est vraiment le libre. À ce propos, le premier commentaire du Khrys’presso du 10 août m’a bien fait rigoler. ↩︎
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À un moment, il y a eu Barbara Stiegler. Et puis il y a eu cette histoire de viol. Coïncidence, ou patriarcat ? ↩︎
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Ce ne sont pas des réseaux, mais des médias en ce sens qu’il y a un travail éditorial de sélection et de promotion (ou de silenciation) de certains sujets par rapport à d’autres. ↩︎
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De toute manière, Linux sera votre prochain système d’exploitation s’il ne l’est pas déjà 😇 ↩︎
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Pour les geeks qui ne peuvent vraiment pas se passer du mail on me signale rss2email mais je n’ai aucune idée de si c’est simple pour un·e non geek à mettre en place. ↩︎
Publié le 22/08/2026
Dernière édition le 22/08/2026
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